Le mensonge et la cuisine ont ce point commun qu’ils s’élaborent tous deux, selon une recette incluant divers ingrédients. La réussite se trouve dans le bon équilibre des ingrédients plausibles et de ceux qui ne le sont pas du tout. L’idée majeure étant que ce qui est plausible permet d’atténuer, voire de faire complètement oublier ce qui est impossible. Dans le mensonge, en guise d’accroche, on utilise par exemple de méchants islamistes radicalisés à cause des guerres injustes que United Fake of America a menées contre les pays musulmans pour masquer qu’il est impossible de précipiter deux avions dans le WTC comme cela a été rapporté. Avec en guise d’os à ronger pour bien occuper les esprits dans des débats chronophages et stériles, on laisse ostensiblement traîner un beau passeport intact au milieu des décombres fumants.

Il faut bien garder à l’esprit que les instigateurs du mensonge global dont nous sommes actuellement les victimes, aiment à faire passer le vrai pour le faux et le faux pour le vrai. Le but étant de créer la confusion et brouiller les pistes. L’exemple de l’hérésie de la Terre plate en est l’illustration la plus parfaite. Avant de vraiment m’y intéresser je ne connaissais de l’idéologie flatearth que les lieux communs étant persuadés que les adeptes de cette croyance étaient des marginaux excentriques. J’étais à mille lieues d’imaginer qu’elle avait autant et si profondément infesté certains chrétiens et musulmans. J’ai surtout pu observer la haine de ses partisans dès lors que l’on s’attaque à leur dogme. Car il s’agit bien de haine où l’insulte et la calomnie sont les arguments que l’on vous oppose en guise de réponse.

La théorie de la Terre plate fait partie de la carte gastronomique du mensonge global qui nourrit l’humanité depuis toujours. Ce plat sucré/salé accompagné d’une sauce harissa périmée fait de plus en plus de ravages au sein de la communauté musulmane. Concernant les chrétiens qui avalent ce mensonge, je laisse le très ambivalent Laurent Glauzy, pour ne pas le nommer, s’expliquer sur sa croyance qu’il base sur l’Ancien Testament. Notre cher atlantiste estime que la Terre est plate en se basant sur la bible hébraïque. Selon lui la Bible est la parole véridique de Dieu, infalsifiée. Parfait. Il accepte donc l’intégralité des informations qu’elle contient sans distinction aucune. Ainsi il valide par exemple les versets suivants qui relatent le Déluge :

Genèse 7/19 Les eaux grossirent de plus en plus, et toutes les hautes montagnes qui sont sous le ciel entier furent couvertes. 20 Les eaux s’élevèrent de quinze coudées au-dessus des montagnes, qui furent couvertes.…

Nous allons observons que s’appuyer sur un livre falsifié offre fatalement un retour de bâton dès plus violent. Il est dit que lors du déluge, l’eau a submergé l’intégralité de la planète, de sorte qu’aucune terre ne soit plus au sec. Il y avait de l’eau partout à la surface du glo…, pardon de l’assiette plate qu’est la Terre. Il est même précisé que l’eau dépassait de 15 coudées les hautes montagnes qui sont sous le ciel. C’est très précis ! Alors, soyons-le également. 15 coudées correspondent approximativement à 6m75. Une coudée mesurant plus ou moins 45 centimètres. Ensuite on peut supposer qu’à l’époque du déluge les sommets de l’Himalaya culminaient déjà à plus de 8 000 mètres d’altitude. Si certains pensent que ce n’était pas le cas alors, il va falloir le prouver ! L’Everest étant le plus haut sommet « sous les cieux » avec ses 8 848 mètres. Lors du déluge l’eau est donc obligatoirement montée à 8 854 mètres et des poussières.

Le mur de glace qui encercle la Terre, qui représente le « véritable » Pôle Sud selon les flatearth, devait à l’époque et doit toujours mesurer plus de 8 854 mètres de haut afin qu’il puisse contenir les eaux du déluge. Inférieur à cette taille il aurait été submergé, toute l’eau se serait perdue dans le vide sidéral et nous ne serions pas sur Terre aujourd’hui. Dans ce cas, un mur de glace haut de 8,5 kilomètres qui encercle la Terre doit être visible de très, très, très loin, surtout sur une Terre plate et sans obstacle visuel comme depuis les côtes d’Afrique du Sud, d’Argentine, d’Australie, ou de Nouvelle-Zélande par exemple. À ce jour aucune personne n’a jamais vu un mur de glace de cette hauteur. Car il n’existe tout simplement pas. De deux choses l’une, soit ces versets de la Genèse sont faux, soit le déluge n’a pas recouvert l’intégralité de la surface du globe. Le paradoxe de la terre plate c’est qu’elle trouve son origine justement dans la Thora. Thora qui l’invalide par la même occasion si on prend la peine de la lire.

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